2009 - Prix du Livre Insulaire - www.livre-insulaire.fr

Ali de Zanzibar

Jacques LUDER

 



Inscrit en catégorie : Littérature Jeunesse 

  Artiste Peintre et Illustrateur Fred Theys

Atelier et résidence principale à Saint-Paul (île de la Réunion) ; les années 2006 à 2008 sont marquées par la programmation de quatre expositions personnelles (sur île de La Réunion et en métropole), et l'édition de trois albums illustrés. Auteur du « Manifeste de l'art Marron» : mouvement artistique, né à La Réunion en 2006, visant à donner une autre lisibilité de notre environnement (fourmis géantes...). Cotation Drouot (vente officielle en juillet 2007).
Peinture
Les « Zazous » sont des personnages fantomatiques qui évoluent dans une interaction permanente vis-à-vis de leur environnement proche. Sur toiles, ils s'approprient d'étranges objets « lavés » de leur contenu. La pertinence de leur mode de vie nous interroge; elle nous renvoie à nous-même et à notre propre place dans la nature.
Depuis 2006, les Zazous sortent spontanément des galeries et des livres, pour chambouler nos habitudes visuelles, nous surprendre, nous interroger et nous faire sourire. Ils s'adaptent au milieu qu'ils occupent, et en modifient l'aspect de façon discrète. Les Zazous nous offriraient-il s un autre regard
Livres illustrés
« Voyage en pays intérieur », texte de Maryvette Balcou, Océan Editions. « Sans Issues ? », texte de Maryvette Balcou, Océan Editions. « Ali de Zanzibar», texte de Salim Hatubou, Editions Orphie.
Expositions Personnelles Récentes
2008 Galerie « sous le porche », Auvers-sur-Oise (août-sept. 2008). Galerie « Sabarotzia », Salies-sur-Béarn.
2007 Maison de l'estuaire (Bretagne), organisée parle Conservatoire du Littoral.
2006 Galerie « 13 Bis », Saint-Pierre (Ile de la Réunion).
Les « Zazous » existaient déjà avant de rentrer dans les livres et les galeries. Je les dessine au cours de mes voyages, au détour d'un chemin, pour surprendre le public dans son quotidien; et ils seront là encore longtemps pour de nouvelles rencontres inattendues.
Pour un art populaire riche et perturbateur,
Pour une expérience vécue dans la rencontre avec une oeuvre, Pour une prise de conscience de notre place dans le monde, Pour l'éveil du citoyen
 L'auteur Salim Hatubou est né le 20 juin 1972 à Hahaya, en Grande-Comore. l# a depuis toujours le goût des histoires, qu'elles soient écrites ou orales. A la maison, sous l'influence de sa mère, les livres sont omniprésents à une époque où ïl est pourtant si rare d'en posséder et où la lecture est loin de figurer parmi les préoccupations de chacun. A des kilomètres de brousse, c'est sa grand-mère maternelle qui est à la tête des veillées contes du village de Milépvani. Par sa verve et son verbe, elle ensorcelle ceux qui, l'écoutent, à commencer par Salim, qui demeure à jamais profondément influencé par cette vieille femme, porteuse d'un incommensurable héritage culturel.A dix ans, Salim Hatubou est contraint de s'installer dans les quartiers Nord de Marseille, nostalgique de son enfance comorienne, de ses contes et légendes. Adolescent, il écrit des nouvelles, puis des articles, bientôt publiés dans diverses revues et magazines. En 1994, il sort aux Editions L'Harmattan son premier ouvrage, un recueil de contes qu'il intitule naturellement Contes de ma grand-mère. Y sont retranscrites les histoires assimilées dès son plus jeune âge. Depuis une dizaine d'années, alors que le patrimoine oral des Comores est en perdition faute de mobilisation des gouvernements successifs et de la population, plus préoccupée à survivre dans un contexte social difficile, Salim Hatubou continue de se rendre au pays pour recueillir à la source les contes traditionnels. Ce travail s'avère urgent car les personnes âgées, détentrices de ces richesses, disparaissent une à une dans l'indifférence générale. En plus de. sauvegarder les contes grâce à l'écriture, Salim Hatubou leur redonne vie en revêtant son habit de conteur dans les festivals, les bibliothèques, les écoles de France et du monde. H écrit également des romans et des poèmes. !i a par deux fois bénéficié d'une bourse d'écriture du Centre National du Livre ainsi que de deux Missions Stendhal du Ministère des Affaires Etrangères Français, notamment pour effecteur des recherches sur l'épidémie de choléra qui a emporté sa mère en 1975. Salim Hatubou anime enfin des ateliers d'écriture et continue de voyager à travers le monde pour faire entendre la voix des Comores.

Ses écrits

La littérature écrite comorienne d'expression française est naissante. Le premier roman La république des Imberbes de Moharned Toiihiri ne remonte qu'à 1984. Salim Hatubou est considéré comme l'un des pionniers de cette littérature, sans doute celui. qui, de tous les écrivains comoriens, publie le plus régulièrement. Son imagination est en perpétuel éveil : dans le bus, le métro, le café... Ses livres s'écrivent d'abord dans sa tête avant d'être matérialisés sur le papier. Leurs styles peuvent être aussi variés que leurs thèmes. Parfois drôles (Marâtre, Un conteur dans ma cité), parfois graves (la trilogie sur la Mémoire et l'identité : Métro Bougainville, De cette terre... Comores-Zanzibar...), leurs dénominateurs communs restent l'identité et la Mémoire. Ayant une culture franco-comorienne, Salim Hatubou traite aussi bien de la société française que de la société comorienne. Auteur engagé, il porte un regard avisé sur ses deux pays et dénonce, si besoin est, leurs travers, au risque de s'attirer les foudres de certains détracteurs. Pour exemple, dans Le sang de l'obéissance, il s'oppose aux mariages arrangés aux Comores, dans Hamouro, il soulève l'épineux problème de la balkanisation de son archipel et témoigne des relations catastrophiques entre Mayotte, restée sous giron français et les autres îles des Comores, ayant accédé à l'indépendance. Nombre de ses livres sont étudiés dans les écoles françaises et comoriennes (Chifchif et la reine des diables, Trois contes vagabonds, Marâtre, Métro Bougainville...). Il attache une grande importance à la transmission de la culture et de la tradition, ce à quoi contribuent également ses multiples recueils de contes. Il travaille enfin comme collaborateur pour différents journaux (Respect, Kashkazi...). L'écriture est le mode d'expression qu'il a choisi pour revendiquer ses origines, avec toujours comme devise « Sache d'où tu viens, tu sauras toujours où tu vas ».

Présentation de l'Editeur

3eme trim.ISBN 08 978-2-87763-436-6

Editeur :

ORPHIE EDITIONS

ZA

71220

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