Les mers du Sud m'ont raconté... | Jean GUILLOU |
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Inscrit en catégorie : Fiction
Aujourd’hui alerte vieillard de 92 ans résidant à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, Jean Guillou a eu deux vies : une première de marin dans la "Royale" qu’il quitta à 52 ans en 1968, puis une seconde en Océanie où il est devenu l’un des meilleurs spécialistes de l'histoire maritime de cette région du monde. Rétrospective d’un homme d’action et de plume qui a toujours des projets plein la tête... 
Une première vie de marin
Né pendant la Première guerre mondiale, le 8 novembre 1916, à Plouézec, une commune proche de Paimpol où tout le monde parlait alors breton, Jean Guillou quitte l'école communale de Plouézec pour faire de bonnes études secondaires à Angers avant d’entrer en classe préparatoire aux Grandes Ecoles. Admis à l’école Nationale des Arts & Métiers d’Angers d’où il sort avec un diplôme d’ingénieur. En 1938, il est admis à l'École navale, ce qui le conduit à passer 29 ans et trois mois de sa vie dans la Marine Nationale, pratiquement tout le temps embarqué, à bord d’une dizaine de navires successifs.
En juillet 1940, son unité peut quitter à temps la rade algérienne de Mers-el-Kébir avant l’attaque anglaise de l’escadre française dans laquelle 1 300 marins, dont une majorité de Bretons, trouvent la mort. Son navire immobilisé par les Britanniques en rade d'Alexandrie, Jean Guillou passe deux ans retenu par les Anglais en Egypte en attendant la reprise des combats. Il est affecté ensuite dans des sous-marins, et effectue des missions sur les côtes provençales tenues alors par les allemands. Sa carrière se poursuit ensuite à bord de divers bâtiments (sous-marins, porte-avions…). Nommé capitaine de vaisseau et invité à rejoindre l'état-major de la Marine à Paris, il préfère quitter la Marine plutôt que de mener une vie de fonctionnaire dans des bureaux au bord de la Seine et prend sa retraite du cadre actif le 1er janvier 1968.
Une nouvelle vie en Océanie
Jean Guillou est recruté par le Bureau international du travail (BIT) comme formateur auprès des jeunes Mélanésiens. Il passe ainsi cinq ans à travailler avec ces jeunes Canaques en Nouvelle-Calédonie, s'efforçant de leur faire acquérir une formation professionnelle dans des métiers de base liés à la navigation et à la construction de bateaux : menuiserie, mécanique, etc. Il est nommé ensuite pour deux ans aux Nouvelles-Hébrides (devenues depuis lors République de Vanuatu) afin de développer un projet analogue. Sa mission terminée, il rejoint la Nouvelle-Calédonie où il prend définitivement sa retraite.
Historien maritime à Nouméa
Installé à Nouméa, Jean Guillou n'envisage aucunement de mener désormais la vie paisible d'un retraité au terme d'une vie professionnelle bien remplie. Ayant navigué durant deux ans sur un navire qui portait le nom de La Pérouse, il était intrigué par le mystère de la disparition de l'Astrolabe et de la Boussole, les deux navires de la fameuse expédition de Jean-François de La Pérouse envoyée en 1788 par Louis XVI autour du monde. En 1980, il rencontre cet autre Breton, qu’est le Nantais Alain Conan vivant à Nouméa depuis 1970, et qui s'intéresse également beaucoup à l'histoire de cette expédition et est déterminé à retrouver les épaves de ces navires. Celui-ci fonde l’association "Salomon", dont il est resté le président, qui lancera de 1981 jusqu’à aujourd’hui les recherches sur les restes de l’expédition La Pérouse.
Jean Guillou accompagnera Alain Conan dans plusieurs expéditions sous-marines et fera de nombreuses plongées à Vanikoro (iles Salomon), sur les lieux des naufrages de l’Astrolabe et de la Boussole.
Dans le même temps, Il participe à la création de l’association "Fortune de mer calédonienne", fondée à Nouméa par Raymond Proner. Il est désormais atteint du virus de l’élucidation des mystères marins et, avec cette association, il entreprend de rechercher et explorer les épaves existant au large des côtes du "Caillou". À partir des recherches menées dans les archives, quelque 350 épaves sont répertoriées, dont 40 ont pu être localisées et visitées.
L’œuvre écrite de Jean Guillou
Devenu un des meilleurs spécialistes de l'histoire maritime de cette région du monde, Jean Guillou a écrit à ce jour plus d'une soixantaine d'articles et publié déjà huit livres, (dont un en collaboration avec un autre Breton, Louis Baumard, journaliste à Ouest-France, qui est maintenant en poste à Bruxelles).
En dehors de ces livres, et parmi les nombreux articles de Jean Guillou, parus pour la plupart dans le bulletin trimestriel de la Société d’Etudes Historiques de la Nouvelle-Calédonie, on peut citer : “L'Infernale utopie de la Nouvelle France en Nouvelle-Guinée“ (Une Imposture : la triste tentative de fondation d'une colonie dans le Pacifique sud), article rédigé après que l’auteur se soit rendu lui-même sur place à Port-Breton (Port-Praslin) en Nouvelle-Irlande. Texte paru aussi en 1979 à Caen dans la Revue maritime,
En 1989, Jean Guillou a traduit de l’anglais avec Monique Larue le livre d’Hugh Edwards « The island of ungry ghosts » qui a été publié aux éditions France-Empire à Paris sous le titre « L'Archipel des fantômes en colère » (289 p.). Ce livre contient de larges extraits du journal de Francisco Pelsaert qui fit naufrage le 4 juin 1629 sur la côte occidentale de l’Australie. Tandis que les quelque 300 survivants trouvaient refuge sur les îles Abrolhos, il réussit à gagner Batavia (Djakarta), mais quand il revint avec des secours, il trouva une situation affreuse. Pris d’une folie mystique, le chef des naufragés avait fait exécuter près d’une centaine de ses compagnons...
Présentation de l'Editeur
ISBN 2-909-599-92-2 (4eme trim 08)
Editeur :
Editions de l'étrave | ||
Le Fresne | ||
61110 | Verrieres | France |
02 33 85 42 20 | ||
